Les beaux jours invitent chiens et chats à explorer les espaces extérieurs, un terrain de jeu idéal mais qui n’est pas sans risques. L’arrivée du printemps et de l’été est également synonyme d’augmentation de la population d’insectes, dont certains peuvent s’avérer nuisibles pour la santé de nos compagnons à fourrure. Cet article passe en revue les principaux insectes qui sont dangereux, menaçant la santé et le bien-être des animaux de compagnie.
Table des matières
1. L’invasion des chenilles processionnaires
Les chenilles processionnaires sont un danger pour les animaux et se distinguent par leur manière de se déplacer en file indienne et représentent un danger croissant pour nos animaux domestiques.
Elles ont étendu leur territoire bien au-delà des frontières méridionales traditionnelles et posent désormais un risque dans de nombreuses régions. Leur caractéristique la plus menaçante réside dans leurs poils urticants, qui peuvent causer divers symptômes douloureux chez les animaux qui entrent en contact avec eux.
Ces poils peuvent provoquer :
- une inflammation sévère
- des brûlures cutanées, des œdèmes
- un choc anaphylactique pouvant entraîner la mort de l’animal
Une telle rencontre nécessite une intervention vétérinaire d’urgence pour traiter efficacement et rapidement les symptômes induits par ces chenilles dangereuses.
2. Le danger des moustiques et des maringouins
Les moustiques, outre leur piqûre irritante, sont des vecteurs de maladies parasitaires graves qui peuvent affecter profondément la santé de nos animaux de compagnie.
Parmi ces maladies, la leishmaniose se distingue, touchant principalement les chiens et pouvant conduire à des complications rénales, hépatiques, digestives ou articulaires qui pourraient leur être fatales.
Une autre affection transmise par ces insectes est la dirofilariose cardiopulmonaire, plus communément appelée maladie des vers du cœur, qui peut causer une insuffisance cardiaque chez l’animal infecté.
Ces pathologies soulignent l’importance de la prévention, notamment à travers l’utilisation de répulsifs et de traitements antiparasitaires adaptés.
3. La menace constante des puces
Les puces sont des parasites externes très communs qui se nourrissent du sang de leurs hôtes, provoquant des irritations cutanées et des démangeaisons intenses chez les animaux infestés.
Leur piqûre, en plus de causer un inconfort général, peut déclencher des réactions allergiques sévères et être le véhicule de maladies infectieuses, notamment le typhus félin.
Ces parasites sont aussi vecteurs de la maladie des griffes du chat, qui peut être transmise à l’homme, et peuvent également être à l’origine de la transmission de la teigne et du ver solitaire chez les chiens et les chats. Il est donc indispensable de maintenir une lutte constante contre les puces à l’aide de traitements préventifs et curatifs.
4. Les tiques, vecteurs de maladies
Les tiques représentent une autre catégorie de parasites externes particulièrement dangereuse pour les animaux de compagnie.
Ces acariens peuvent transmettre diverses maladies via leur salive lorsqu’ils se nourrissent du sang de leur hôte. Les maladies transmises par les tiques, comme la maladie de Lyme, peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des animaux.
En raison de leur capacité à transmettre des agents pathogènes, la prévention de l’infestation par les tiques est indispensable.
L’utilisation régulière de produits antiparasitaires spécifiques et la vérification minutieuse du pelage des animaux après chaque sortie en zone à risque sont des mesures préventives recommandées pour éviter les piqûres de tiques.
5. Les aoûtats, parasites saisonniers
Les aoûtats sont des acariens microscopiques qui prolifèrent principalement en fin d’été et qui ciblent les animaux de compagnie pour leur phase larvaire.
Leurs morsures entrainent des démangeaisons intenses et peuvent causer des lésions cutanées dues au grattage excessif. Les zones les plus souvent affectées chez les animaux sont celles où la peau est fine et délicate.
Il est important de surveiller les signes d’infestation par les aoûtats, en particulier durant leur saison de prédilection, et de consulter un vétérinaire pour obtenir des conseils sur les traitements appropriés.



